Et si le hip-hop devenait un espace pour apprendre à tomber, et à se relever ? C’est le pari du projet Nikki Ninja, qui a réuni pendant douze ateliers, de janvier à mars 2026, deux classes aux profils très différents, où quinze nationalités se côtoient dans une même salle. Guidé·es par Nicole Bausch et Gilles Seyler, les trente enfants ont exploré l’univers de Nikki Ninja à travers l’écriture de leurs premiers textes de rap, tout en abordant, avec légèreté, des questions qui les touchent de près : le droit à l’erreur, ce qu’on rêve de devenir, à quoi ressemblera leur vie dans vingt ans.
Le projet ne s’est pas limité à l’écriture : les élèves de Mersch ont conçu eux-mêmes des costumes aux côtés de la costumière Alexandra Lichtenberger, tandis que ceux d’Eich ont appris les bases du graffiti avec le graphiste Sascha di Giambattista. Deux façons de découvrir que la création peut aussi être un métier. Une visite guidée à Neimënster, où la scène et ses coulisses techniques leur ont été dévoilées, est venue compléter ce parcours avant la sortie de l’album début juin, suivie d’une tournée de représentations en plein air à travers le pays. Au fil des séances, des liens de confiance durables se sont tissés, ouvrant la porte à des échanges sur ce qui rend triste, heureux ou en colère. C’est dans cette proximité que Nikki Ninja trouve sa singularité : aider chaque enfant à identifier son propre « pouvoir de super ninja ».